mardi 7 novembre 2017

SKY BURIAL: Chapel Image (2017)

“Very dark with spectral noises ,one listens to Chapel Image alone maybe, but not alone and in the dark”
1 Chapel Image 45:27
Wrotycz Records | WRT028 (CD 45:27)
(Dark ambient, Industrial, Drones)
I didn't have no more news from Michael Page further to his somber and intriguing There I Saw the Grey Wolf Gaping, appeared in 2012. Although the style Dark Ambient is studied, detailed and literally invading since the last decades, the musician without address had succeed to bring the music of this album towards a level of Mephistophelian atmospheres which suited admirably well to the name of his project. Since then, Sky Burial made 6 albums and all were published by various labels. In fact, the great majority of Sky Burial's albums, I have counted 16, found different labels on to be heard. “Chapel Image” was realized on the Polish label, Wrotycz Records, which specializes in Dark Ambient, Industrial and Neo-folk music. A label made for Michael Page and the music of his last album!
Distant winds rise with iodized murmurs, bringing an anabatic mass and dusts of glasses which sparkle like a crystal choir that is crumbling. Blowing the hot and the cold on an ambient music where the elements fool the senses,
Sky Burial raises a soundtrack with urban elements, I think in particular of plane reactors' winds, others more organic, like those long gargantuan groans, which are exchanging threats by the means of the imps of Aeolus. Sounds of footsteps, mechanical jingles, rustling of wind on an irregular asphalt, waves of Mistral and hootings of draft coming from the abysses of the earth are so many elements that my senses detect and interpret in this long movement where the nuances ask for an attentive listening before being revealed. And nevertheless, the music of “Chapel Image” is everything, except discharged of interests. The winds are of an incredible violence, a little as if Satan was capable of blowing the anger of Aeolus with an unsuspected power. These winds which by-pass, as infiltrate, monuments of priesthoods as other abandoned saint places, crown also some nice ambient rhythmic patterns which remind to us that the very black music of Sky Burial possesses a soul, a life. And that could be mine, like yours. And at the very end, I have loved these very dark ambiences of this fascinating sardonic liturgy which is “Chapel Image”. The sound is rich and powerful, my ears have even continued to buzz after a listening, and the winds overflow with anger while being filled up by metallic tones. And the fact that the music of this Michael Page's 16th opus follows one long road of breaths, of whirlwinds and of mad vibes from Aeolis on an uninterrupted music track, gives the latitude necessary to the musician who crosses continents like his winds to well develop the 45 minutes of this album. And no, these minutes do not pass in a gust of wind. They are meticulously developed, going from dark openings to corridors of disused industrial parks and to areas of turbulences. So bringing together opposed elements and particles, but which welded together give a solid work of industrial Dark Ambient style. To listen to with good earphones. Alone maybe, but not alone and in the dark!
Sylvain Lupari (November 7th, 2017) *****
You will find a way to order this album on
Wrotycz Records webshop
_____________________________________________________________________________________
CHRONIQUE en FRANÇAIS
_____________________________________________________________________________________
Je n'avais plus de nouvelles de Michael Page suite au sombre et intrigant There I Saw the Grey Wolf Gaping, paru en 2012. Bien que le style Dark Ambient soit étudié, approfondi et littéralement envahissant au cours des dernières décennies, le musicien sans adresse avait réussi à amener la musique de cet album vers un niveau d'ambiances Méphistophéliques qui concordaient admirablement bien avec le nom de son projet. Depuis, Sky Burial a réalisé 6 albums et tous ont été publié par différents labels. En fait, la grande majorité des albums de Sky Burial, j'en ai compté 16, ont trouvé des labels différents afin de se faire entendre. “Chapel Image” fut réalisé sur un label Polonais, Wrotycz Records, qui se spécialise dans le Dark Ambient, l'Industriel et le Néo-Folk. Un label sur mesure pour Michael Page et son dernier album.
Des vents lointains s'élèvent avec des murmures iodés, amenant une masse anabatique et des poussières de verres qui scintillent comme une chorale de cristal s'émiettant. Soufflant le chaud et le froid sur une musique d'ambiances où les éléments leurrent les sens, Sky Burial hisse un montage sonore avec des éléments tant urbains, je pense notamment à des vents de réacteurs d'avion, à d'autres plus organiques, comme ces longs râles gargantuesques, qui s'échangent des menaces avec l'aide des diablotins d'Éole. Des bruits de pas, des cliquetis mécaniques, des froissements de vent sur un bitume irrégulier, des vagues du Mistral et des ululements de courant d'air venant des abysses du de la terre sont autant d'éléments que mes sens détectent et interprètent dans ce long mouvement où les nuances demandent une écoute attentive avant d'être décelées. Et pourtant, la musique de “Chapel Image” est tout, sauf destituée d'intérêts. Les vents sont d'une violence inouïe, un peu comme si Satan était capable de souffler la colère d'Éole avec une puissance insoupçonnée. Ces vents qui contournent, comme infiltrent, des monuments de sacerdoces comme d'autres lieux saint abandonnés, couronnent aussi des motifs de rythmes ambiants qui nous rappellent que la musique noire de Sky Burial possède une âme, une vie. Et ça pourrait être la mienne, comme la vôtre. J'aime ces ambiances très ténébreuses de cette fascinante liturgie sardonique qu'est “Chapel Image”. Le son est riche et puissant, mes oreilles ont continué de bourdonner après l'écoute, et les vents débordent de colère tout en étant gavés de tonalités métalliques. Et le fait que la musique de ce 16ième opus de Michael Page suit une longue route de souffles, de tourbillons et de ventosité sans interruption, donne la latitude nécessaire au musicien qui traverse les continents comme ses vents pour bien élaborer les 45 minutes de “Chapel Image”. Et non, ces minutes ne passent pas en coup de vent. Elles sont minutieusement élaborées, passant des ouvertures ténébreuses à des corridors de zone industrielles désaffectées et à des zones de turbulences. Colligeant ainsi des éléments et des particules aux opposées mais qui soudés ensemble donnent une grande œuvre de musique du style Dark Ambient industrielle. À écouter avec des bons écouteurs. Seul peut-être, mais pas seul et dans le noir!

Sylvain Lupari 07/11/2017

Aucun commentaire:

Publier un commentaire