mardi 10 octobre 2017

CAUSTIC REVERIE: Here and Away (2017)

“Dark ambient music built upon layers of abstract confettis and effects of guitar delays, Here and Away is before everything for those who enjoy something more than the usual thing”
1 Night Trip 1:32
2 Ordered and Filed 6:48
3 Composition Book 1:50
4 Family Gathering 1:01
5 End Credits 1:10
6 Reconstruction 1 3:22
7 Reconstruction 2 6:51
8 Reconstruction 3 5:08
9 Reconstruction 4 3:11
10 Reconstruction 5 2:45
11 Reconstruction 6 3:38
12 Reconstruction 7 3:12
13 End Credits (Extended) 2:37

Caustic Reverie Music (DDL 40:31) ***½
(Dark ambient and experimental music)
Here, we are in the spheres of very dark ambient music with an experimental approach which flirts almost with an abstract music. Caustic Reverie, a name which says it all, is the project of Bryn Schurman, a sound engineer from Miami and a supporter of EM built on the effects of delays and reverberations as the kind of Robert Fripp and his Frippertronic. Inspired by cosmos and novelties about science fiction, he already has a novel in his portfolio, Bryn Schurman is a kind of artist who touches at everything. Musician, sound designer, radio man, writer, computer programmer and video player, he adores walking in the Keys in Florida and recording the noises of nature, of a city and of all the noises which drag in his everyday life. Offered only in download on the Bandcamp site of Caustic Reverie, “Here and Away” disposes of its 40 minutes in 2 chapters, more or less identical, of which the first part is the music is the soundtrack of a short film of the same name made by Abby Sirwatka in 2016.
Our ears welcome "Night Trip" and its long hollow breezes which are lulled by a nice poetic approach. "Ordered and Filed" follows with a ballet for idle layers which float among strange sibylline murmurs. Two lines of synth/guitar criss-cross their contrasting phases in a soft movement of floating vibes which is briefly disrupted by more shadowed winds at the gate of 4 minutes. The short "Composition Portfolio" espouses the same principle but with an incursion in a parallel universe while that "Family Gathering" lulls the whole thing with a more poetic approach. "End Credits" ends the music of Abby Sirwatka's movie with a more rhythmic approach fed by fascinating percussions which structure a kind of native trance. The layers of voice are superb here. This short segment of a dozens of minutes is rather attractive and promising. Except that the 2nd part of “Here and Away” is soberer and exploits a little more the universe of samplings and effects of reverberations in a less poetic approach, less animated by the visual suggestions of the American movie director. So "Reconstruction 1" begins this 2nd phase with more metallic flavored layers which melt between our ears by creating a feeling of emptiness around us. Some effects sweep the sonic horizons and pull the music, too short according to me, towards a finale without explanations. Cut in 7 very different parts but nevertheless connected by the same visions, the "Reconstruction" saga flows between our ears like 7 chapters of ambient music and elements which mix emotionalism and passivity at some different degrees. The color of the tones and the soundscapes are separated between good effects of reverberations and synth layers which cuddle depths rather colorful painted by very diversified samplings. The sibylline and psychotronic sides are elements that we remark a little bit better after more than one listening. And contrary to the addicting and delicious rhythm of "End Credits", "End Credits (Extended)" ends this 20th album from Caustic Reverie with a more ambient and especially more melodious approach. But all in all, Bryn Schurman's music is constantly evolving between two universes where fright is never too far from a strange paranormal sweetness. A fascinating album which will please the amateurs of a music built in the art to seduce eardrums with an approach clearly bore by a vision for the abstract art.

Sylvain Lupari (December 10th, 2017)
synth&sequences.com
You will find a way to purchase this album on Caustic Reverie Bandcamp page here
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Ici, nous sommes dans les sphères de la musique ambiante très sombre avec une approche expérimentale qui flirte avec une musique abstraite. Caustic Reverie, un nom qui veut tout dire, est le projet de Bryn Schurman, un ingénieur en sons de Miami et un adepte de la MÉ construite sur les effets de délais et de réverbérations du genre Robert Fripp et ses Frippertronic. Inspiré par le cosmos et les nouvelles de science-fiction, il a déjà un roman à sa fiche, Bryn Schurman est un genre de touche à tout. Musicien, sculpteur de sons, animateur de radio, écrivain, programmeur en électronique et joueur de jeu vidéo, il adore se promener dans les Keys en Floride et enregistrer les bruits extérieurs, de même que les bruits qui entourent le déroulement du quotidien. Offert seulement en format téléchargeable sur le site Bandcamp de Caustic Reverie, “Here and Away” dispose de ses 40 minutes en 2 chapitres, à peu près identiques, dont le premier est la musique du court métrage du même nom réalisé par Abby Sirwatka en 2016.
Nos oreilles accueillent "Night Trip" et sa longue brise caverneuse qui est bercée par une belle approche poétique. "Ordered and Filed" suit avec un ballet pour nappes oisives qui flottent parmi d'étranges murmures sibyllins. Deux lignes de synthé/guitare entrecroisent leurs phases contrastantes dans un tendre mouvement d'ambiances qui est brièvement perturbé par des vents plus ombragés vers les 4 minutes. Le court "Composition Book" épouse le même principe mais avec une incursion dans un univers parallèle alors que "Family Gathering" balance le tout avec une approche plus poétique. "End Credits" termine la musique du film d'Abby Sirwatka avec une approche plus rythmique nourrie par de fascinantes percussions qui structurent un genre de transe indigène. Les nappes de voix sont superbes ici. Ce court segment d'une douzaine de minutes est assez séduisant et plutôt prometteur. Sauf que la 2ième partie de “Here and Away” est plus sobre et exploite un peu plus l'univers des échantillonnages et des effets de réverbérations dans une approche moins poétique, moins animée par les suggestions visuelles de la réalisatrice américaine. Ainsi "Reconstruction 1" débute cette 2ième phase avec une nappe à saveur plus métallisée qui fond entre nos oreilles en créant un sentiment de vide autour de nous. Des effets balaient les horizons soniques et entraînent la musique, trop courte selon moi, vers une finale sans explication. Coupé en 7 parties bien distinctes mais néanmoins rattachées par les mêmes visions, la saga "Reconstruction" coule entre nos oreilles comme 7 chapitres de musique ambiante et d'ambiances qui entremêlent émotivité et passivité dans des degrés différents. La couleur des tons et les horizons soniques sont départagés entre de bons effets de réverbérations et des nappes de synthé qui cajolent des profondeurs plutôt bigarrées peintes d'échantillonnages très diversifiés. Les côtés sibyllin et psychotronique sont des éléments qui ressortent un peu mieux après plus d'une écoute. Et contrairement au rythme addictif et savoureux de "End Credits", "End Credits (Extended)" termine ce 20ième album de Caustic Reverie avec une approche plus ambiante et surtout plus mélodieuse. Mais l'un comme dans l'autre, la musique proposée ici par Bryn Schurman évolue constamment entre deux univers où l'effroi n’est jamais trop loin d'une étrange douceur paranormale. Un fascinant album qui plaira aux amateurs d'une musique construite dans l'art de séduire les tympans avec une approche nettement portée par les méandres de l'art abstrait.
Sylvain Lupari (10/10/2017)

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