samedi 12 août 2017

PETE FARN: Noodle+ (2017)

“Noodle+ is above all for the aficionados of noisy vibes where the art to create music is not the priority in the world of Pete Farn”
1 Knospensprünge 4:32
2 Im Sumpf 5:30
3 Metallregen 4:05
4 Dickicht 3:25
5 Luftbewegung im Unterholz 4:01
6 Klangfluss 10:10
7 Schönklangs Farbreise 13:08
8 Elia 8:12
9 Spechtus 7:08

SynGate-Luna | CD-r pf16 (DDL/CD-r 60:13)
(Experimental and abstract music)

For the synth users, the term Noodle means all these threads which hang and which connect in the inputs or outputs of other EM components. A mishmash of threads and cables which seems to us to be like the equivalent of a mini Babel tower so much that the intertwine of wires looks like a crossroad without ending. But for Peter Schaefer, this mess of electronic wires is far from being a heap of noodles in an immense plate of spaghetti. And those who know the sound fantasies of this master of abstract music understand at once where I am getting at. The vision that we have of these wires serves marvelously the fruits of the imagination, always very overflowing, of Pete Farn who offers us in “Noodle+” an album as perplexing as very difficult to ingest. An album where the noises and the atmospheres of a dead EM, not electronic effects, have precedence on an approach which began to be a bit more accessible with the album Aus-Flug  which was released to the end of 2016.
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Knospensprünge" attacks literally our ears with a structure as much noisy as a guitarist who uses his fuzz wah-wah for the first time in the disorder of his room. The sounds spring in all forms with a shadow which croaks in a sound jumble where we imagine easily the hubbub behind ill-matched noodles of a synth. You were patient? And for little that we like these harmonies which are quite pale behind a wall of boisterous vibes, "Im Sumpf" is a title rather relaxing where is lying a delicate and shy melody strummed on a piano. The ambiences are a bit theatrical, kind of horror, with a specter which regurgitates its last sentence in the harmonies scattered from a piano and a bass in mode Jazz. "Metallregen" brings us back in the core of the sanctum of the sonic beast without charms. The title begins in mode ambient before colliding a wall of sounds as unappetizing as a plate of cold spaghettis. I look like a repulsive being? No, rather of an adviser for those who tries to understand the Pete Farn phenomenon! In fact, I like this universe, but in small doses, because Peter Schaefer peels the reach of the sounds like an architect who sees decorations with another eye. If there are more difficult titles, as "Knospensprünge", "Dickicht" and "Luftbewegung im Unterholz", even with its spasmodic tune, the music of Peter Schaefer stays a crossing between that of Centrozoon, percussions and guitar less, and Perceptual Defence for the avant-gardist and ambiosonic approach. Regarding that, "Klangfluss" is simply delicious. By far the best track in “Noodle+”. Always in a contemplative mode, "Schönklangs Farbreise" is a little noisier on the other hand than "Klangfluss". But these 2 long titles remain the most accessible in the universe of “Noodle+”. Even in a tissue of atmospheres as floating and heterogeneous as these last 2 titles, "Elia" stays a puddle of noises which eventually irritates with acute rustlings and monotonous voices of which the only quality is to be out of the decoration. I'm a little torn regarding "Spechtus". The moods are rather inviting, but the sounds and noises are also charming as a source of exasperation. It's pure Centrozoon, in order to well situated the reader, with a fascinating, I have to admit, chant of mechanical locusts in a night where the fauna of sleepless insects unites its stridulations in an ambience of wandering percussions.
Offered on the Bandcamp platform of SynGate Records, as well as in manufactured CD-r, “Noodle+” is above all for the aficionados of noisy vibes where the art to create music is not the priority in the world of
Pete Farn. For the audacious and the curious! I won't rank it, because it’s not quite my style.

Sylvain Lupari (August 12th, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on the SynGate Bandcamp page here

-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
Pour les utilisateurs de synthé, le terme Noodle signifie tous ces fils qui pendent et qui rejoignent les entrées et sorties des autres composantes du synthé. Un micmac de filage qui nous semble être l'équivalent d'une mini tour de Babel tant l'entremêlement des fils est un carrefour sans issu. Mais pour Peter Schaefer, cet embrouillamini de fils est loin d'être un amas de nouilles dans une immense assiette de spaghetti. Et ceux qui connaissent les fantaisies sonores de ce maître de la musique abstraite comprennent tout de suite où je veux en venir. La vision que nous avons de ces fils sert à merveille les fruits de l'imagination, toujours très débordante, de Pete Farn qui nous offre en “Noodle+” un album aussi déroutant que très difficile à ingérer. Un album où les bruits et les ambiances d'une MÉ sans vie ont préséance sur une approche qui commençait à être un brin plus accessible avec l’album Aus-Flug (Opera's Space) qui est paru à la fin 2016.
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Knospensprünge" attaque littéralement nos oreilles avec une structure aussi bruiteuse qu'un guitariste qui utilise son fuzz wah-wah dans le désordre de sa chambre. Les sons jaillissent sous toutes formes avec une ombre qui croasse dans un micmac sonore où on imagine aisément le brouhaha derrière les nouilles mal assorties d'un synthé. Vous avez été patient? Et pour un peu que l'on aime ces harmonies qui sont toutes pâlottes derrière une muraille d'ambiances bruiteuses, "Im Sumpf" est un titre plutôt relaxe où git une délicate et timide mélodie pianotée. Les ambiances sont un brin théâtrale, genre horreur, avec un spectre qui régurgite sa sentence dans les harmonies éparpillées d'un piano et d'une basse en mode Jazz. "Metallregen" nous replonge au cœur de la tanière d'une bête sonore sans charmes. Le titre débute en mode ambiances avant de percuter un mur de sons aussi peu appétissant qu'une assiette de spaghettis froids. J'ai les apparences d’un être rébarbatif? Non, plutôt aviseur pour ceux qui cherche à comprendre le phénomène Pet Farn! En fait, j'aime bien cet univers, mais à petites doses, car Peter Schaefer décortique la portée des sons comme un architecte qui revoie les décors avec un autre œil. S'il y a des titres plus difficiles, comme "Knospensprünge", "Dickicht" et "Luftbewegung im Unterholz", même avec son refrain spasmodique, la musique de Peter Schaefer reste un croisement entre celle de Centrozoon, percussions et guitare en moins, et Perceptual Defence pour l'approche avant-gardiste et ambiosonique. À cet égard, "Klangfluss" est tout simplement délectable. De loin le meilleur titre sur “Noodle+”. Toujours en mode contemplatif, "Schönklangs Farbreise" est par contre un peu plus bruyant que "Klangfluss". Mais ces 2 longs titres restent les plus accessibles de l'univers “Noodle+”. Même dans un tissu d'ambiances aussi flottantes et hétéroclites que ces 2 derniers titres, "Elia" reste une mare à bruits qui finit par irriter avec des crissements aigus et des voix monocordes dont la seule qualité est de sortir du décor. Je suis un peu déchiré en ce qui concerne "Spechtus". Les ambiances sont assez invitantes, mais les sons et les bruits sont aussi charmeurs que source d'exaspération. C'est du pur Centrozoon, afin de mieux situer le lecteur, avec un fascinant, je dois admettre, chant de criquets mécaniques dans une nuit où la faune d'insectes insomniaques unit ses stridulations dans une ambiance de percussions errantes.
Offert sur la plateforme Bandcamp de
SynGate Records, ainsi qu'en format CD-r, “Noodle+” s'adresse avant tout aux amateurs d’ambiances bruiteuses où l'art de créer de la musique passe en second plan dans l'univers de Pete Farn. Pour les audacieux et les curieux! Pas d'étoiles car ce n'est pas tout à fait mon genre!
Sylvain Lupari 11/08/2017

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