lundi 8 mai 2017

SYNDROMEDA: XXX (2017)

“The music of Syndromeda joins the limits of an imagination overflowing with cerebral challenges. And there are some very good on this XXX”
1 Excitement 14:58
2 Passion 24:16
3 A Quickie 5:11
4 Hormonal Effects 16:11
5 My Darkest Wishes 11:05

SynGate ‎| CD-R SS24 (CD-r 71:43) ****
(Progressive Berlin School)
The tones of sequences, the tones of effects and the harmonies of the synths. Magic and unique, they are the seal of an electronic music which distances itself while being difficult to cajole. The music of Syndromeda! And nevertheless, year after year, album after album, Danny Budts persists and signs with an EM of which the charms ask that to be picked by ears which want to hear something a little out of the ordinary. “XXX” is the 30th album of the Belgian synthesist. Playing on one of the oldest themes in the story of the mankind, Danny Budts proposes more than 70 minutes of EM for the senses in his unique sound signature where rhythms and elements of ambiences always arise from these particles of ether and from twilights which perfume the universe of Syndromeda.
It's with a mini festival of chirping and of organic beatings that "Excitement" falls in our ears. A song of bird which has just received its dose of sex extricates itself from this weft of excitement. These songs pierce a dense membrane of bitter mists, while the rhythmic skeleton takes form with wide oscillating loops which go and come in a thick cloud of undulations as fluid as a hand waltzing in the emptiness. The movement of sequences loses its shadows which little by little forge a rhythmic in parallel under resounding twists. Between sweetness and tumult, Syndromeda play with the pace of the sequencer, structuring quieter and\or ambivalent phases where the diversity of the tones cavorts as snooper wolves in this universe of ambiguity that Danny Budts paints of many allegorical colors. "Passion" spreads its 24 minutes with a heavy introduction developed in the mysticism. An enormous sound flame, laying down on the side, spreads its brilliances which are in contrast with its meditative beauty. The black, as the white and the blue are floating lasciviously with a strange chthonian sigh until a first movement of the sequencer hiccups of an uncertain structure which rises and comes down, goes and comes in a strange perfume of beatitude. I like the vision of "A Quickie" and its sequences which flow with so much fluidity into a motionless structure decorated with layers and with sighs which are so obvious.
It's in a constellation illuminated of a thousand fires that "Hormonal Effects" ties up to our ears. A very familiar song of communication with extraterrestrials lights our memories while an enormous monasteric layer falls with a dramatic impact. A very good movement of sequences loosens a structure sewn of one thousand jumps which skip in a double synth line, a dreadful one and another one more melodious. It's this approach in halftone which seduces the most in "Hormonal Effects". Egyptian songs and others more Gregorian decorate gallantly a very good Berlin School structure of rhythm which maintains its static pace in this shroud of ambient effects always in constant mutation which offers us some more of those paradisiac songs as the seconds run out in time. A very good title of Syndromeda! "My Darkest Wishes" attracts us in Danny Budts' very shady universe. There where the twists of synth wriggle in sonic magma from where rise night hootings. A heavy sequencing pattern, resonant a la Redshift, comes at the end of these ambiences up to the boiling point of 5 minutes, leaving all the passage to this resounding movement and to its sizzling shadow. Violent, the approach remains all the same sedentary in a heavy cosmic rock unique to these related tones which ring and dance in this universe sewn of parallelism of Syndromeda.
A very personal album for Danny Budts, “XXX” is in the vein of the very good albums, I consider that it's one of his very good since a few years, of Syndromeda. Some good heavy and buzzing sequences which beat various motionless and always evolutionary paces in a sound decoration worthy of the inside of a boiling volcano, the music of Syndromeda joins the limits of an imagination overflowing with cerebral challenges. And there are some very good here. "Hormonal Effects" is good to the bone!
Sylvain Lupari (May 8th, 2017)
synth&sequences.com
This album will be available on May the 25th on
SynGate



-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
Les tonalités des séquences, les sonorités des effets et les harmonies des synthés. Magiques et uniques, elles sont le sceau d'une musique électronique qui se démarque tout en étant difficile à amadouer. La musique de Syndromeda! Et pourtant, année après année, album après album, Danny Budts persiste et signe avec une MÉ dont les charmes ne demandent qu'à être cueillies par des oreilles qui veulent entendre autre chose que l'ordinaire. “XXX” est le 30ième album du synthésiste Belge. Jouant sur la thématique de la plus vieille des passions de l'histoire de l'humanité, Danny Budts propose plus de 70 minutes de MÉ pour les sens dans sa signature sonique unique où rythmes et ambiances naissent toujours de ces particules d'éther et de pénombres qui parfument l'univers de Syndromeda.
C'est avec un mini festival de pépiements et de battements organiques que "Excitement" tombent dans nos oreilles. Un chant d'oiseau qui vient de recevoir sa dose de sexe s'extirpe de cette trame d'excitation. Ces chants percent une dense membrane de brumes âcres, alors que l'ossature rythmique prend forme avec de larges boucles oscillatrices qui vont et viennent dans un épais nuage aux ondulations aussi fluides qu'une main valsant dans le vide. Le mouvement des séquences perd ses ombres qui peu à peu forgent une rythmique en parallèle sous des torsades réverbérantes. Entre douceur et tumulte, Syndromeda joue avec la cadence du séquenceur, structurant des phases ambivalentes et/ou plus tranquilles où la diversité des tonalités gambade comme des loups fureteurs dans cet univers d'ambiguïté que Dany Budts peint de moult couleurs allégoriques. "Passion" étend ses 24 minutes avec une lourde introduction étoffée dans le mysticisme. Une énorme flamme sonique, couchée sur le côté, diffuse ses rayonnements qui sont en contraste avec sa beauté méditative. Le noir, comme le blanc et le bleu flottent lascivement avec un étrange soupir chtonien jusqu'à ce qu'un premier mouvement du séquenceur hoquète une structure incertaine qui monte et descend, va et vient dans un étrange parfum béatitude. J'aime bien la vision de "A Quickie" et ses séquences qui coulent avec tellement de fluidité dans une structure stationnaire ornée de nappes et de soupirs qui sont tellement évidents.
C'est dans constellation illuminée de mille feux que "Hormonal Effects" accoste entre nos oreilles. Un chant très familier de communication avec des extra-terrestres allume nos souvenirs alors qu'une énorme nappe monastérielle tombe avec un enjeu dramatique. Un très bon mouvement de séquences délie une structure cousue de mille bonds qui sautillent dans une double ligne de synthé, une angoissante et l'autre plus mélodieuse. C'est cette approche en demi-teinte qui séduit le plus dans "Hormonal Effects". Des chants Égyptiens et d'autres plus Grégoriens ornent avec panache une très bonne structure de rythme à la Berlin School qui maintient son rythme stationnaire dans cette enveloppe d'ambiances en constante mutation qui nous offre encore plus de chants paradisiaques à mesure que les secondes s'épuisent dans le temps. Un très bon titre de Syndromeda! "My Darkest Wishes" nous attire dans l'univers très ombrageux de Dany Budts. Là où les torsades de synthé se tortillent dans du magma sonique d'où s'élèvent des ululements nocturnes. Une lourde séquence, résonnante à la Redshift, vient à bout de ces ambiances au point d'ébullition de 5 minutes, laissant tout le passage à ce mouvement tonitruant et à son ombre grésillante. Violente, l'approche reste tout de même sédentaire dans un lourd rock cosmique unique à ces tonalités connexes qui tintent et dansent dans cet univers cousu de parallélisme de Syndromeda.
Un album très personnel pour Dany Budts, “XXX” est dans la veine des très bons albums, je considère qu’il s'agit d’un de ses très bons depuis quelques années, de Syndromeda. De bonnes séquences lourdes et bourdonnantes qui battent des mesures stationnaires et toujours évolutives dans un décor sonique digne de l'intérieur d'un volcan en ébullition, la musique de Syndromeda rejoint les limites d'une imagination débordante de défis cérébraux. Et il y en a de très bons ici. "Hormonal Effects" est à scier nos jambes!

Sylvain Lupari (08/05/2017)

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