mercredi 17 mai 2017

STEVE ROACH: The Passing (2017)

“How can Steve Roach be so seducing after so many albums in the same vein? Discover it with this sublime The Passing”
1 The Passing 59:19
Timeroom Editions ‎| TM39 (CD 59:19) *****
(Ambient but still harmonious music)
Steve Roach knew quite a very productive end of 2016 year with 3 albums appeared in December. And each of these albums visited the sound territories occupied by the American synthesist-philosopher since he released Now in 1982. I don't count any more the albums since then, so much they are many and flooded in an impressive list of reissues. The last time when I tried a counting I believe that I had exceeded the point of 100 albums. But it doesn't matter in that story! If some of his works sound as something of deja-entendu, in particular at the level of dark ambient music, others turn out to be monuments of pensive, meditative and transcendental music. Like this impressive “The Passing” whom Steve Roach wrote and performed in 5 days, just in time to be offered in downloadable format the day of his 62nd birthday on February 16th, 2017. Skillfully masterised by Howard Givens, this last album respires the soft perfumes of the best meditative music of the Californian musician sculptor of deep ambiences. A nth album of meditative soundscapes! The source dried up? Not at all! To say the least not here.
The contemplative adventure begins with a deafened wave which spreads its presence like a guide making us discover the greatness of empty spaces. Foggy strands get out from this dense shadow which seems to float as in a passage towards another territory. We can hear secret flutes manipulate the incandescent heaviness of this shadow of which the whispers are reflected into a long ceaseless humming. It's at around the 14th minute when the charm becomes obvious! Some slow wings which are bearer of sibylline harmonies begin to float all around this long wall of vocal drones, reflecting an attractive harmonious approach of which the equivalence is in this ghost melody that our ears savor since the first stammerings of Reflections in Suspension, but in a lento mode. And there far from me the idea to draw a parallel, because over the time I understood that there is only one
Structures from Silence. All which looks like it, set apart Emotions Revealed, is but a mirage that we like comparing. But this winged melody possesses nevertheless the same effect of comfort, of to hear an old friend. We float within this minimalist melody to the uncertain and undoubtedly nebulous forms which presents constantly an accentuated inflection, like a fluttering which becomes viral. Sometimes I have the impression that Steve snivels through this opaque passage so much the tone of the melody is a reflection of condolence and where the slow movements in the wings loaded of ever-changing colors prostrate themselves as prayers. An insidious melody my friends whose meditative layers tangle the colors of the harmony in a slow horizontal spiral. A little as the specter of a huge squid in an oceanic bottom gone iridescent by the thousand fires of a weighty sun. My ears, which are marked by musical imprints of thousand albums of EM for more than 35 years, recognize here this spectral melody, very cold and flavored by powder of copper, but oh much delicious of Mojave Plan from Tangerine Dream's White Eagle. Except that here she is especially slower and more encompassing. It's as if we were between two universes. In a few words, the imagination becomes fertile as our feelings soar with this undeniable effect of crescendo which slumbers between the depths of "The Passing". Can a so long title hide an effect of redundancy? A drying up of our interest? That always depends of our expectations. Except that at this level “The Passing” is not really different from the other sonic Masses of Steve Roach. On the other hand, we always have this impression that "The Passing" evolves with subtle differences due to its colors which change as our ears lose it in the magnetism always fascinating of this slow shaded membrane which irradiates the mysticism of "The Passing". In brief, another very beautiful monument of ambient and meditative music of Steve Roach. The journey is beautiful and soft, the melody is mesmerizing and the structure is soaked with this bewitchment unique to Steve Roach. Great Roach here! But there I have this feeling of being redundant.

Sylvain Lupari (May 17th, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on Steve Roach Bandcamp page here

-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-

Steve Roach a connu une fin d'année 2016 très productive avec 3 albums parus en Décembre. Et chacun de ces albums visitait les territoires soniques occupés par le synthésiste-penseur américain depuis qu'il a lancé Now en 1982. Je ne compte plus les albums depuis ce temps-là, tellement ils sont nombreux et noyés dans une impressionnante liste de rééditions. La dernière fois que j'ai tenté un calcul je crois que je dépassais le chiffre de 100. Mais peu importe! Si certaines de ses œuvres sonnent comme du déjà-entendu, notamment au niveau de la musique d'ambiances sombres, d'autres s'avèrent être des monuments de musique pensive, méditative et transcendantale. Comme cet impressionnant “The Passing” que Steve Roach a conçu en 5 jours, juste à temps pour être offert en format téléchargeable le jour de son 62ième anniversaire le 16 Février 2017. Habilement masterisé par Howard Givens, ce dernier album respire les doux parfums des meilleures musiques méditatives du musicien sculpteur d'ambiances californien. Un énième album de paysages sonores méditatifs! Est-ce que la source se tarie? Pas du tout! À tout le moins pas ici.
L'aventure contemplative débute avec une onde sourde qui étend sa présence, comme un guide nous faisant découvrir la grandeur des espaces vides. Des filaments brumeux s'extirpent de cette dense ombre qui semble flotter comme un passage vers un autre territoire. On peut entendre des flûtes secrètes manipuler la lourdeur incandescente de cette ombre dont les murmures se reflètent en un long bourdonnement incessant. C'est autour de la 14ième minute que le charme devient évidence! De lentes ailes porteuses d'harmonies sibyllines se mettent à planer tout autour de cette longue muraille de drones vocaux, réfléchissant une séduisante approche harmonieuse dont l’équivalence se trouve dans cette mélodie fantôme que nos oreilles dégustent depuis les premiers balbutiements de Reflections in Suspension, mais en mode lento. Et là loin de moi l'idée d'en tracer un parallèle, puisqu'au fil du temps j'ai compris qu'il y a qu'un Structures from Silence. Tout ce qui y ressemble, mis à part Emotions Revealed, n'est qu'un mirage que l'on aime comparer. Mais cette mélodie ailée possède néanmoins ce même effet de réconfort, d'entendre un vieil ami. On flotte avec cette mélodie minimaliste aux formes incertaines et assurément vaporeuses qui affiche constamment une inflexion accentuée, comme un flottement qui devient virale. Parfois j'ai l'impression que Steve larmoie à travers ce passage opaque tellement le ton de la mélodie est une réflexion de compassion et où les lents mouvements aux ailes plombées de couleurs moirées se prosternent comme des prières. Une mélodie insidieuse mes amis dont les couches méditatives enchevêtrent les couleurs de l'unisson dans une lente spirale horizontale. Un peu comme le spectre d'un calmar géant dans un fond océanique irisé par les mille feux d'un soleil plombant. Mes oreilles, qui sont estampillées d'empreintes musicales de milliers d'albums de MÉ depuis plus de 35 ans, reconnaissent ici cette mélodie spectrale, très froide et aromatisée de poudre de cuivre, mais oh combien délicieuse de Mojave Plan dans White Eagle. Sauf qu'ici elle est plus lente et surtout plus enveloppante. C'est comme si nous étions entre deux univers. Bref, l'imagination devient fertile à mesure que nos émotions grimpent avec cet indéniable effet de crescendo qui sommeille entre les entrailles de "
The Passing". Un si long titre peut-il cacher un effet de redondance? Un tarissement de notre intérêt? Ça dépend toujours de nos attentes. Sauf qu'à ce niveau The Passing n'est pas vraiment différent des autres messes soniques de Steve Roach. Par contre nous avons toujours cette impression que "The Passing" évolue avec de subtiles différences de par ses couleurs qui changent à mesure que nos oreilles la perdent dans le magnétisme toujours prenant de cette lente membrane ombragée qui irradie le mysticisme de "The Passing". Bref un autre très beau monument de musique d'ambiances méditatives de Steve Roach. Le voyage est beau et doux, la mélodie est envoûtante et la structure est imprégnée de cet envoutement unique à Steve Roach. Du grand Roach! Mais là j'ai l'impression d'être redondant.

Sylvain Lupari (17/05/2017)

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