samedi 13 mai 2017

IAN BODDY & MARKUS REUTERS: Momento (2017)

“You may not be a fan of this style of music from Ian Boddy & Markus Reuter, but just give a shot to this Momento and I'm sure that you will be delighted”
1 Gyroscope 7:45
2 Spindrift 6:56
3 Linger 6:24
4 Memento 6:31
5 Vermilion 9:08
6 Deadlock 9:34
7 Stay 6:26
DiN52 (CD/DDL 52:58) ****½

(Dark ambient with sequenced beats)
We may not be a fan of the genres, of what is released from the DiN studios, but if we give a chance to listen to an album of this factory of multicolored sounds, we find ourselves in the bench of the conquered ones. I fell in the Boddy/Reuter jar after the surprising Derwish in 2009. I liked this atmosphere of King Crimson which scatters a strange music in a parallel universe. And since, it's always with an interest that I decorate my senses of this music which flirts with so many kinds without losing its identity. “Momento” is the 6th opus, if we count the boning of Derwish with Unwound in 2010, from this duet of which the creative approaches are melting admirably well in a sonic envelope which enchants as much as which shakes our perception of contemporary EM.
A fluty breath floats with a beautiful perfume of serenity, while that slowly "Gyroscope" prepares the sound feast of “Momento”. A line of sequences draws a structure of ambient rhythm which rises and falls with a tint of harmony in the tone. Heavy percussions fall, hammering a soft and slow rhythm which is the ideal companion to an envelope a bit dramatic which get free from this veil of ambient elements of "Gyroscope". What jumps to the ears is this mass of sounds which converge on a linear movement from where the tears of a plaintive electric six-strings are floating. An example? The sequences are always swirling lightly, the percussions tumble and roll again, layers of voices and synth strata decorate a soundscape of paranoia of which the nuances sneak through and get lost in a sound revival which tries constantly to bind the threads of the sibylline ambiences which get free of "Gyroscope" and from all of “Momento”. Afterward the structure of rhythm returns with a more jerky approach without really understanding too much how to builds up in an Electronica with a flavor of Darkwave without word. The breaths of voice will do in this hubbub, nevertheless so well structured, where sounds and music multiply in a Hertzian zone of control. The veil of these abstruse ambiences are transformed into the funeral march in "Spindrift" where the guitar of Markus Reuter reigns over a loud walking of the percussions. Separated by phases of very polychromatic moods, the movement goes in transit between a luciferian possession of the senses and onsets of rhythms which remain more intense than lively. Yes! A dark and intrusive music with phases of rhythms which raise constantly the passions. That's the music of “Momento”! That's the music of Boddy/Reuter!

"Linger", like "Deadlock", offers these landscapes of black ambiences with long hoarse laments which build up themselves in an intense murmur of resounding and twisted drones. The guitar is edgy, in particular in "Deadlock" which is more infernal than "Linger", creating more anonymous, more spectral lamentations in "Linger" but more viral ones in "Deadlock". Besides, the finale of "Deadlock" is going to pin you to your earphones. The title-track is a pure delight with its Redshift, or Arc, movement of sequences and its King Crimson moods. A surprising fusion in a literally lively structure where the sequences adorn themselves of divine tones and where the guitar roams as a starving spectre. A great track! And "Vermilion" is also just as much with its thriving rhythm which sparkles on the agile skipping of crystal clear sequences, and of its mesmerizing melody which is going to cuddle your senses for a long time after. The sound aestheticism is absolutely striking here with a less dark, but just as much obsessing approach, and with a skillful synth and guitar fusion which forges a fascinating envelope of vibes. After the deep immersion in the black territories of "Deadlock", "Stay" is like a meditative and remorseful prayer further to the impressive luciferian approach of this cabalistic monument which is "Deadlock". It’s one finale of ambient vibes with slow and wide waves of drones which wriggle like a huge worm avoiding the sharp blades of a threatening guitar. An invitation to make replay "Gyroscope" and to dive again, and always with more pleasure, into this universe of sound discoveries where we shall be rewarded and whose pinnacle, "Momento" and "Vermilion", requires a good dose of chthonian moods. And at this level, we are more than served with this wonderful album which is “Momento”! In stores on next May 19th!
Sylvain Lupari (May 13th, 2019)
synth&sequences.com

Here is a little Something from Derwish;
-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
On a beau ne pas être un amateur des genres, de ce qui sort des studios DiN, mais si on se donne une chance d'écouter un album de cette usine de sons multicolores on se retrouve au banc des conquis. Je suis tombé dans la marmite Boddy/Reuter après l'étonnant Derwish en 2009. J'aimais cette ambiance d'un King Crimson qui éparpillait une étrange musique dans un univers parallèle. Et depuis c'est toujours avec un intérêt que je décore mes sens de cette musique qui flirte avec tant de genres sans pour autant perdre son identité. “Momento” est le 6ième opus, si l'on compte le désossement de Derwish avec Unwound en 2010, de ce duo dont les approches créatives se fondent admirablement bien dans une enveloppe sonique qui enchante autant que dérange notre perception de la MÉ contemporaine.
Un souffle flûté flotte avec un beau parfum de sérénité, alors que doucement "Gyroscope" prépare le festin sonore de “Momento”. Une ligne de séquences trace une structure de rythme ambiant qui monte et redescend avec une teinte d'harmonie dans le ton. Des percussions lourdes tombent, martelant un rythme mou et lent qui est le compagnon idéal à l'enveloppe un brin dramatique qui se dégagent des ambiances de "Gyroscope". Ce qui saute aux oreilles est cette masse de sons qui convergent vers un mouvement linéaire d'où flottent des larmes d'une six-cordes électrique plaintive. Un exemple? Les séquences volètent toujours, les percussions déboulent et reviennent, des nappes de voix et de synthé ornent un décor de paranoïa dont les nuances se faufilent pour se perdre dans une renaissance sonore qui cherche constamment à relier les fils des ambiances sibyllines qui se dégagent de "Gyroscope" et de “Momento”. Par la suite la structure de rythme revient avec une approche plus saccadée sans trop comprendre comment se forge de l'Électronica avec une saveur de Darkwave sans parole. Les souffles de voix feront l'affaire dans ce tintamarre, pourtant si bien structuré, où les sons et la musique se multiplient dans une zone de contrôle hertzienne. Le voile de ces ambiances absconses se transforment en marche funèbre dans "Spindrift" où la guitare de Markus Reuter règne sur une pesante marche des percussions. Séparé par des phases d'ambiances très polychromes, le mouvement transite entre une possession des sens lucifériennes et des amorces de rythmes qui restent plus intenses qu'entraînantes. Oui! Une musique sombre et envahissante avec des phases de rythmes qui soulèvent constamment les passions. C'est la musique de “Momento”! C'est la musique de Boddy/Reuter!
"Linger", tout comme "Deadlock", offre ces paysages d'ambiances noires avec de longues complaintes rauques qui se forgent en un intense murmure des drones réverbérants et torsadés. La guitare est tranchante, notamment dans "Deadlock" qui est plus infernal que "Linger", créant des lamentations spectrales, plus anonymes dans "Linger" mais plus virales dans "Deadlock". D'ailleurs, la finale de "Deadlock" va vous river à vos écouteurs. La pièce-titre est un pur délice avec son mouvement de séquences à la Redshift, ou Arc, et ses ambiances à la King Crimson. Une étonnante fusion, dans une structure littéralement entraînante où les séquences se parent de tonalités divines et où la guitare rôde comme un spectre affamé. Très bon! Et "Vermilion" l'est tout autant avec son rythme vivant, qui scintille sur les sautillements agiles de séquences limpides, et sa mélodie envoûtante, qui va vous dorloter les sens pour longtemps. L'esthétisme sonore est absolument saisissant ici avec une approche moins sombre mais tout autant obsédante avec et habile fusion synthé et guitare qui forge une fascinante enveloppe d'ambiances. Après l'immersion dans les territoires noirs de "Deadlock", "Stay" est comme une oraison méditative et repentante suite à l'impressionnante approche luciférienne de ce monument cabalistique qu'est "Deadlock". C'est une finale d'ambiances avec de lentes et larges ondes de drones qui se tortillent comme un ver géant évitant les lames acérées d'une guitare menaçante. Une invitation pour faire rejouer "Gyroscope" et de plonger à nouveau, et toujours avec plus de plaisir, dans cet univers de découvertes sonores où l'on sera récompensé et dont le pinacle, "Momento" et "Vermilion", nécessite une bonne dose d'ambiances chthoniennes. Et à ce niveau, nous sommes plus que servi avec ce superbe album qu'est “Momento”! Dans les bacs le 19 Mai prochain!

Sylvain Lupari (13/05/2017)

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