lundi 29 mai 2017

DASK: Electron Utopia (2017)

"This first album of DASK is the perfect one for those who miss the TD's sequencing patterns  of the 70's"
1 Electron Utopia 13:04
2 Lorentz Force 19:02
3 Desert Synchrotron 5:52
4 Electron Transfer 10:48
5 Electron Transfer (Station Remix) 8:35

SynGate | DASK01 (CD/DDL 57:21) ***½
(Good old sequencer-based Berlin School)
DASK (Danish Arithmetic Sequence Calculator) is the very last new artist to join the SynGate Records label. We have not much information on this artist who remains anonymous, except that he is an engineer in sound which rolls its bump for more than 30 years in the field of the electronics. And since a good 10 years he experiments diverse field recordings as well as techniques of synthesizers, except that he has never recorded them yet. Not being a musician of formation, he always wondered if a not professionally trained musician helps or not to create music as good as a music composed by a professionally trained one. Attracted by the music of Tangerine Dream of the 70's and more recently by the music of Redshift and other artists who use the presence of heavy and hyperactive sequencer, DASK proposes a first album molded on a strong presence of heavy rhythms and of morphic landscapes very floating of the vintage years of the Berlin School style. A first appealing rendezvous which let’s think of a future more than interesting for the many fans of the genre!
The title-track begins this journey at the heart of sequencers with an introduction weaved in soundscapes soaked of cosmic perfumes. Slow layers of synth in tones filled with reverberations glide and weave in and out through stars, so pushing aside the relative tranquility of the cosmos, and scattering sound prisms which fly with their radiant outlines. We are in morphic Berlin School with this intersidereal journey which melt in a beautiful movement of a sequencer and of its keys which move with the fury tied to the beat. The fluid and oscillatory rhythm of "
Electron Utopia" is filled with the charms of the trio Baumann, Franke and Froese with juicy sequences which hammer a rhythmic as well lively as a duet of unicorns which make a thousand kicks in a magical universe. The rhythm is sometimes disentangled and cavorts awkwardly under a thick cloud of very shy effects. That does very TD, but something at the level of synths is missing here. And it's a little the problem of "Electron Utopia". The synths weave the ambiences and the sequencer handles the rhythm. The meeting point between both elements is very small, so splitting ambio-morphic intros which lack a little of reliefs and structures of rhythms which lack a little of decoration. But the aficionados of an excessively sequenced Berlin School will be delighted by this first album of DASK on SynGate.
The long introduction (more than 7 minutes) of "
Lorentz Force" is flooded under howling and hollow winds. Faithful to its acronym, DASK wants to put in music the combination of electric and magnetic force on a point charge due to electromagnetic fields. These winds, thus, throw themselves into the din of a resonant sequence which hammers a linear rhythmic unity and finally a beautiful structure of more harmonious rhythm where the sequences dance and hop with effects of Pink Floyd in the elements of ambiences. The nuances in the structure thwart the redundant effect just with what one needs that to seduce a listening which is even more charmed when the rhythm overflows with more fluidity. "Desert Synchrotron" modulates a big 5 minutes of ambiences with howler winds which mask a little too much the effects of guitar and other effects which would give more panache to the effects of loops of this storm of static elements. But "Electron Transfer" takes the lead, both titles should have been linked imo, with a short intro molded on the vestiges of "Desert Synchrotron", I like the effect of the train, which evaporates in order to leave the room to a nervous and lively structure of rhythm. Here, DASK is not so shy to spread effects and fragments of melodies which make very TD. In fact, "Electron Transfer" is the most beautiful title here, even its Station Remix is well done, with a delicious rhythmic pattern, inspired of that of Froese, in Stuntman, which never stop to evolve while maintaining its charms. A very good title which ends a solid first opus of DASK and which is more inspiring that disappointing. I liked 50 minutes on 57 minutes. It isn't that bad, no!

Sylvain Lupari (May 29th, 2017)
synth&sequences.com

-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
DASK (Danish Arithmetic Sequence Calculator) est le tout dernier nouvel artiste à rejoindre l'écurie SynGate Records. On a peu d'informations sur cet artiste qui garde l'anonymat, si ce n’est que c'est un ingénieur en son qui roule sa bosse depuis plus de 30 ans dans le milieu de l'électronique. Et depuis un bon 10 ans il expérimente divers enregistrements environnants ainsi que les techniques des synthétiseurs, sauf qu'il n'a jamais endisqué quoi que ce soit. N'étant pas un musicien de formation, il s'est toujours interrogé à savoir si une personne sans formation musicale pouvait créer une musique aussi bonne qu'un artiste ayant eu un parcours académique. Attiré par la musique de Tangerine Dream des années 70 et plus récemment par la musique de Redshift et autres artistes qui sollicitent la présence de séquenceur lourd et hyperactif, DASK propose un premier album moulé sur une forte présence de rythmes lourd et d'ambiances morphiques très planantes des années vintage de la MÉ de style Berlin School. Un premier rendez-vous séduisant qui laisse planer un avenir plus qu'intéressant pour les amateurs du genre.
La pièce-titre amorce ce voyage au cœur de séquenceurs avec une introduction tissée dans des paysages soniques imbibées de parfums cosmiques. De lentes nappes de synthé au tonalités gorgées de réverbérations planent et se faufilent à travers les étoiles, bousculant ainsi la relative tranquillité du cosmos et éparpillant des prismes soniques qui volent avec leurs contours radiants. Nous sommes dans du Berlin School morphique avec ce voyage intersidérale qui se fond à un beau mouvement d'un séquenceur et de ses ions qui se poussent avec la rage au rythme. Le rythme fluide et oscillatoire de "Electron Utopia" est bourré des charmes du trio Baumann, Franke et Froese avec des séquences juteuses qui martèlent une rythmique aussi enlevante qu'un duo de licornes qui font milles ruades dans un univers féérique. Le rythme est parfois décousu et gambade maladroitement sous une nuée d'effets très timides. Ça fait très TD, mais il y manque quelque chose au niveau des synthés. Et c'est un peu le problème de "Electron Utopia". Les synthés tissent les ambiances et le séquenceur manie le rythme. Le point de rencontre entre les deux éléments est très minime, scindant ainsi des intros ambio-morphiques qui manquent un peu de relief et des structures de rythmes qui manquent un peu de décor. Mais les aficionados d'un Berlin School séquencé à outrance seront ravis par ce premier album de DASK sur SynGate.
La longue introduction (plus de 7 minutes) de "Lorentz Force" est noyé sous de vents hurlants et caverneux. Fidèle à son acronyme, DASK veut mettre en musique la force subie par une particule chargée dans un champ électromagnétique. Ces vents, donc, se jettent dans le tintamarre d'une séquence résonnante qui martèle une unité rythmique linéaire et finalement une belle structure de rythme plus harmonique où les séquences dansent avec des effets de Pink Floyd dans les éléments d'ambiance. Les nuances dans la structure contrecarrent l'effet redondant avec juste ce qu’il faut pour séduire une écoute qui est encore plus charmée lorsque le rythme déborde avec plus de fluidité. "Desert Synchrotron" module un gros 5 minutes d'ambiances avec des vents hurleurs qui masquent un peu trop les effets de guitare et autres effets qui donneraient plus de panache aux effets de boucles de cette tempête de statisme. Mais "Electron Transfer" prend le flambeau, les deux titres auraient dû être liés à mon avis, avec une courte intro moulée sur les vestiges "Desert Synchrotron", j'aime bien l'effet du train, qui s'évapore pour laisser toute la place à une structure de rythme nerveuse et entraînante. Ici, DASK ne se gêne pas pour étendre des effets et des bribes de mélodies qui font très TD. En fait, "Electron Transfer" est le titre le plus réussi ici, même son Station Remix est réussie, avec une succulente rythmique inspirée de celle de Froese dans Stuntman qui ne cesse d'évoluer tout en maintenant son charme. Un très bon titre qui clôture un beau premier opus de DASK et qui est

plus inspirant que décevant. J'ai aimé 50 minutes sur 57…ce n'est pas si mal, non!
Sylvain Lupari (29/05/2017)

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