vendredi 19 mai 2017

BRAINWORK: Back to Future II (2017)

“Great and loud EDM Back to Future II is a good fusion between the Berlin School of the Brainwork way and the inciting rhythms of Element 4”
1 Green Lake 15:02
2 Rollout to Future 15:01
3 Polymorphin 13:52
4 Berlin Bass 14:44

CUE-RECORDS (CD 59:52) ****
(EDM mixed to the essences of Berlin School)
Brainwork had broken a long silence of 6 years in 2003 with the release of Back to Future. Uwe Saher mixed remarkably his contagious and deafening rhythms of his alter ego Element 4 to movements of rhythms and to vibes stolen in the roots of Berlin School. “Back to Future II” continues in this vein, going even farther with long musical acts where the kind of Trance'n'Dance wears out prematurely our floors while making the neighbors rage. Chronicle of an album which inevitably will please to those who appreciate, without sparing their ears, the kind of Electronica served a la Jean Michel Jarre sauce.
We are fast taken by surprise by the very ambiospherical and chthonian approach of "
Green Lake". Pushes of wind which make shout the dust reveal its first seconds. Somber sinuous synth lines hide hoarse breaths of which the reverberations spread a vampiric bass line. The symbiosis between these two elements creates the perfect illusion that we are in the cave of one dark forest where resound bells of a not too welcoming church. Luciferian choirs amplify this impression when techno beatings knock down the vapor. A delicate melody reveals its magnetizing loops when the rhythm explodes even more with boom-boom and tchak-tchak which resound madly, and in our ears and under our feet. Very hammering, the structure of "Green Lake" remains not less delicious with good synth solos and cosmic effects. Avoiding impressively the traps of repetition and a possible effect of tiredness, Brainwork reworks his structure for a livelier, kind of furious electronic gallop, while maintaining the charms of the Berlin School with this short line of melody which returns haunting us ceaselessly and the agile fingers on a synth which forge beautiful allegorical pirouettes. This is a very good Berlin School melted in a Dance Music on a Rave party! Effects of desolation and Mephistophelian vibes crisscrossed in cosmic effects are the source of inspiration of the opening of "Rollout to Future". A splendid and catchy line of sequences pierces this intriguing fog a few seconds after the point of 3 minutes. The movement spreads beautiful twists which coil up in the oblivion. Quirky effects and a bass line on the point to bite bring this skeleton of rhythm towards the ceaseless hammering of the percussions. Far from being common, it was the first impression that came to mind in front of this Düsseldorf structure, "Rollout to Future" is a little mine of charms with its subtle nuances in the hammering of the rhythm and especially these angelic choirs which are the beginnings of very nice fluty melody. And always these soloes of synth that Uwe Saher throws with a fascinating melodious approach. I hook to it after one or two listening and I finally liked it. My sweet angel Lise found that noisy but very animated. The boom-boom and the tchak-tchak are more lively and more accelerated in "Polymorphin" whose main charms are the kicking of sequences as so furious as Chris Franke liked to create and these effects of orchestrations which filled the structures of Dance Music in the 70-80 years. After an introduction poured into an apocalyptic world, "Berlin Bass" distances itself from deafening rhythms of “Back to Future II” with a nice fusion between Berlin School and Drums'n'Bass, like in Back to Future in 2003. The sequences ring like keys of xylophone which are hide in a dense sound fauna where we can hear an effect of organic and starved bass. The solos of synth are clearly more complex, less harmonious, bringing the evanescent melodies of "Berlin Bass" on the paths of a free jazz.
Great and loud EDM and especially very creative at the level of the movements of sequences and solos to the forms so contrary to the continuous hammering of the boom-boom and the tchak-tchak, “
Back to Future II” is a good fusion between the Berlin School of the Brainwork way and the inciting rhythms of Element 4. And this fusion possesses all the elements to please the fans of both styles, which are sometimes very opposite, and to those who like when Electronica invites itself in a noisy and contagious way in the sometimes too peaceful universe of the Berlin School. And I insist on saying that the solos of synth are wonderful with their sometimes very melodious approaches.
Sylvain Lupari (May 19th, 2017)
synth&sequences.com
You will find a way to order this album on Brainwork Web site here


-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
Brainwork brisait un long silence de 6 ans en 2003 avec la parution de Back to Future. Uwe Saher mélangeait à merveille ses rythmes contagieux et assourdissants de son alter égo Element 4 à des mouvements de rythmes et des ambiances pigés dans les racines de la Berlin School. “Back to Future II” poursuit dans cette veine, allant même plus loin avec de longs morceaux où le genre Trance'n'Dance use prématurément nos planchers et fait rager les voisins. Chronique d'un album qui doit nécessairement plaire à ceux qui apprécient sans se ménager les oreilles le genre Électronica de Jean Michel Jarre.
Nous sommes vite déculottés par l'approche très ambiosphérique et chthonienne de "Green Lake". Des poussées de vent qui font crier la poussière éventent ses premières secondes. De sombres lignes sinueuses cachent des souffles rauques dont les réverbérations étendent une ligne de basse vampirique. La symbiose entre ces deux éléments crée la parfaite illusion que nous sommes dans l'antre d'un forêt sombre où résonnent des cloches d'une église pas trop accueillante. Des chœurs lucifériens amplifient cette impression lorsque des battements technoïdes renversent la vapeur. Une délicate mélodie déploie ses boucles magnétisantes lorsque le rythme explose encore plus avec des boom-boom et des tchak-tchak qui résonnent et dans nos oreilles et sous nos pieds. Très martelant, la structure de "Green Lake" n'en demeure pas moins délicieuse avec de bons solos de synthé et des effets cosmiques. Évitant à merveille les pièges de la redondance et un possible effet de lassitude, Brainwork refonte sa structure pour une qui sera plus vive, genre un furieux galop électronique, tout en maintenant les charmes de la Berlin School avec cette courte ligne de mélodie qui revient nous hanter sans cesse et ses doigts agiles sur un synthé qui forgent de belles pirouettes allégoriques. Oui du bon Berlin School fondu dans du Dance Music d'une fête Rave! Effets de désolation et méphistophéliques entrecroisés à des effets cosmiques sont la source d'inspiration de l'ouverture de "Rollout to Future". Une superbe ligne de séquences perce ce brouillard intriguant quelques secondes après la barre des 3 minutes. Le mouvement déploie de belles torsades qui se lovent dans le vide. Des effets biscornus et une ligne de basse sur le point de mordre amènent cette ossature de rythme vers le martelage incessant des percussions. Loin d'être banal, c’est la première impression qui m'a assailli devant cette structure à la Düsseldorf, "Rollout to Future" est une petite mine à charmes avec ses subtiles nuances dans le martelage du rythme et surtout ces chœurs angéliques qui sont la prémices d'une splendide mélodie flûtée. Et toujours ces solos de synthé qu'Uwe Saher lance avec une fascinante approche mélodieuse. On accroche après une ou deux écoutes et on se n'en lance pas par la suite. Ma belle et douce Lise a trouvé ça bruyant mais très enlevant. Les boom-boom et les tchak-tchak sont plus vifs et plus accélérés dans "Polymorphin" dont les principaux charmes sont des ruades de séquences aussi furieuses que Chris Franke aimait créer et ces effets d'orchestrations qui remplissaient les structures de Dance Music des années 70-80. Après une introduction coulée dans un monde apocalyptique, "Berlin Bass" se démarque des rythmes assourdissants de “Back to Future II” avec une belle fusion entre la Berlin School et le Drums'n'Bass, comme dans Back to Future en 2003. Les séquences tintent comme des clés de xylophone camouflées dans une dense faune sonique où on peut entendre un effet de basse organique et affamé. Les solos de synthé sont nettement plus complexes, donc moins harmonieux, amenant les mélodies évanescentes de "Berlin Bass" sur les sentiers d'un Free Jazz.
De la bonne et lourde EDM et surtout très créatif au niveau des mouvements de séquences et des solos aux formes tellement opposées au martelage ininterrompu des boom-boom et des tchak-tchak, “Back to Future II” est une très belle fusion entre le Berlin School à la façon Brainwork et les rythmes incendiaires d'Element 4. Et cette fusion possède tous les éléments pour plaire aux amateurs des 2 styles, qui sont parfois très contraires, et à ceux qui aime lorsque l'Électronica s'invite d'une façon bruyante et contagieuse dans l'univers parfois trop paisible de la Berlin School. J'insiste pour dire que les solos de synthé sont superbes avec leurs approches parfois très mélodieuses.
Sylvain Lupari (19/05/2017)

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