lundi 15 mai 2017

ALPHA WAVE MOVEMENT: Cerulean Skies (2017)

“A very beautiful album, a little bit complex at times, which will know how to fulfill the expectations of AWM fans”
1 As Above so it Flows 5:37
2 Organic Metamorphosis 14:21
3 Thermospheric Induction 5:32
4 Lattices of Light 9:17
5 Lenticular Forms 8:57
6 Cerulean Sky 6:29

Harmonic Resonance Recordings | HRR170401
(CD-r/DDL 50:18) ****
(Ambient with soft sequenced beats)
You remember these delicate carillons which paved the walking in the violent climbing Escalator from Michael Stearns' Chronos album? It is in this way that "As Above so it Flows" begins “Cerulean Skies”. It's quieter though. Much quieter and it will never explode of fury. And you should not trust this first title before judging this other beautiful and very creative opus from Alpha Wave Movement. Inspired by the beauties which glide above our heads, by the courses of the clouds and by formations of masses of atmosphere which displays a more rebel, even devastating, beauty, this last album of AWM is in the continuity, although more theatrical, of the splendid Kinetic. One of the very good albums of EM in 2016! Between Ray Lynch and the Kitaro of the Canyon and Polydor years, "As Above so it Flows" spreads an oriental texture with gongs and prisms of which the iridescences forge a peaceful rhythm which softly is cherished by songs of synth with smooth fluty harmonies, as angelic. The finale injects a soft moment of tension with an accumulation of strata with tints and airs of which the diversity melts in the void. "Organic Metamorphosis" floats with the shadow of a threat in a sky speckled of sound particles. The title flirts more with the empty spaces than the heavens with its guitar which crumbles its riffs and of which the delicacy is snatched by a line of sequences. The ambient movement reveals a rather serene rhythmic veil, with the effects of jolts which draw an awkward line where the keys skip of impatience. The wealth of the title is rather Pharaonic with all its elements which converge into an immense cumulus. And there we understand where Gregory T. Kyryluk wants to bring us! In the heart of a storm of which the creation starts from the ground. The intensity reaches its paroxysm at around the 7th minute. The percussions come along and drum a soft fury with riffs which swirl with more liveliness and whose harmonies eventually weave a melody which hangs on as much to the curiosity, one would say a mass of birds encircled in this huge cumulus, than the senses.
We say that when the music composer connects with his listener, the goal is reached. And it's peculiarly succeeding here with a beautiful vision of the climatic jostles which eat away our planet. "Thermospheric Induction" is just like this climate change; jostling of elements, dark and very alarming. The rhythm is built around deaf beatings and carillons which get into a panic in the raging winds. "Lattices of Light" proposes a very beautiful movement of sequences which dance under an avalanche of strata of which the orchestral salvos take to the summits of the tops. Gregory T. Kyryluk revisits his first influences here which are very Berlin School but with a touch of very film intensity. Still here, the plethora of layers and effects never does shade to the rhythm or to the arrangements. It's a good sequenced beat with a sweet touching side. A little as in the time of The Edge of Infinity or still
Steve Roach's Now/Traveller. eras. The circular rhythm of "Lenticular Forms" is suspended in a mass of atmospheres and of nebulous effects extracted from a synth which always lets filter those melodies forged in the movements of rhythm in “Cerulean Skies”. A little as if this rhythm spoke to us by infiltrating an insurmountable musical itch. Here, this rhythm sparkles with so much innocence that it is going between our ears illico presto. Once again, the links between the first steps of Gregory T. Kyryluk and those of Steve Roach in Western Spaces are too obvious to be ignored. The title-track brings us back a little bit in the territories of "As Above so it Flows", a little as if we just had go around the world in 45 minutes. On the other hand, "Cerulean Sky" flows with more serenity. It's a beautiful landscapes of meditative atmospheres which decorate this cerulean blue of a sky always very rich here of bursting tones of everywhere, such as thousands of prisms in the purple colors in the huge nebulous caresses by a synth in mode intensity.
In order to well illustrate “Cerulean Skies”, Gregory T. Kyryluk speaks about a rhythmic dialogue and synthesized atmospheres. I like the analogy! It's peculiar to all these works created from ashes to bones in the mouth of electronic machines and synthesizers. And specially here, where
Alpha Wave Movement takes a jealous care of well connecting with his listeners. A very beautiful album, a little bit complex at times, which will know how to fill the expectations of AWM fans and those ones fond of an EM which penetrates shyly into the borders of the New Age or of ambient music for a meditative journey.

Sylvain Lupari (May 15th, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on the Alpha Wave Movement Bandcamp page here

-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
Vous vous souvenez de ces délicats carillons qui pavaient la marche à la violente escalade d'Escalator dans l'album Chronos de Michael Stearns? C'est de cette façon que "As Above so it Flows" débute “Cerulean Skies”. C'est plus calme cependant. Beaucoup plus calme et ça n'explosera jamais de fureur. Et il ne faut pas se fier à ce premier titre avant de juger cet autre bel et très créatif opus d'Alpha Wave Movement. Inspiré par les beautés qui planent au-dessus de nos têtes, par la course des nuages et par des formations de masse d'atmosphère qui affichent une beauté plus rebelle, même dévastatrice, ce dernier album de d'AWM est dans la continuité, quoique plus théâtrale, du très bon Kinetic. Un des très bons albums de MÉ en 2016! Entre du Ray Lynch et le Kitaro des années Canyon et Polydor, "As Above so it Flows" déploie une texture orientale avec des gongs et des prismes dont les irisations forgent un rythme paisible qui se fait paisiblement dorloter par des chants de synthé aux harmonies flutées, comme angéliques. La finale injecte un doux moment de tension avec une accumulation de strates aux teintes et aux airs dont la diversité fond dans le vide. "Organic Metamorphosis" flotte avec l'ombre d'une menace dans un ciel tacheté de particules soniques. Le titre flirte plus avec les espaces vides que les cieux avec sa guitare qui émiette ses riffs dont la délicatesse est happée par une ligne de séquences. Le mouvement ambiant étend un voile rythmique assez serein, même avec les effets de cascades qui dessinent une maladroite file où les ions sautillent d'impatience. La richesse du titre est assez pharaonique avec tous ses éléments qui convergent en un immense cumulus. Et là nous comprenons où Gregory T. Kyryluk veut nous amener! Dans le cœur d'une tempête dont la création part du sol. L'intensité atteint son paroxysme autour de la 7ième minute. Des percussions s'amènent et tambourinent une douce fureur avec des riffs qui tournoient avec plus de vivacité et dont les harmonies finissent par tisser une mélodie qui accroche autant la curiosité, on dirait une flopée d'oiseaux cernés dans ce cumulus géant, que les sens.
On dit que lorsque qu'un compositeur connecte avec son auditeur, le but est atteint. Et il l'est drôlement ici avec une belle vision des bousculements climatiques qui rongent notre planète. "Thermospheric Induction" est à l'image de ces changements climatiques; bousculades des éléments, sombre et très alarmant. Le rythme est construit autour de battements sourds et des carillons qui s'affolent dans des vents rageurs. "Lattices of Light" propose un très beau mouvement de séquences qui dansent sous une avalanche de strates dont les salves orchestrales emportent aux sommets des cimes. Gregory T. Kyryluk revisite ses premières influences ici qui sont très Berlin School mais avec une touche d'intensité très cinématographique. Encore ici, la pléthore de couches et d'effets ne fait nullement ombrage au rythme, ni aux arrangements. C'est à la fois rythmé et émouvant. Un peu comme à l'époque de The Edge of Infinity ou encore Now/Traveller de Steve Roach. Le rythme circulaire de "Lenticular Forms" est suspendu dans une masse d'ambiances et d'effets nébuleux extrait d'un synthé qui finit toujours par laisser filtrer les mélodies forgées dans les mouvements de rythme de “Cerulean Skies”. Un peu comme si ce rythme nous parlait en infiltrant un ver d'oreille indélogeable. Ici, ce rythme scintille avec tellement de candeur qu'il s'incruste prestissimo entre nos oreilles. Encore une fois, les liens entre les premiers pas de Gregory T. Kyryluk et ceux de Steve Roach dans Western Spaces sont trop évident pour être ignorés. La pièce-titre nous ramène un peu dans les territoires de "As Above so it Flows", un peu comme si nous avions fait le tour de la terre. Par contre, "Cerulean Sky" coule avec plus de sérénité. C'est un beau paysages d'ambiances méditatives qui ornent ce bleu céruléen d'un ciel toujours très riche en en tonalités éclatant de partout comme des milliers de prisme aux couleurs pourpres dans les immenses caresses embuées d'un synthé en mode intensité.
Afin de bien imager “Cerulean Skies”, Gregory T. Kyryluk parle de dialogue rythmique et d'ambiances synthétisées. J'aime l'analogie! C'est propre à toutes ces œuvres crées de toute pièces dans l'antre de machines électroniques et de synthétiseurs. Et spécialement ici où Alpha Wave Movement prend un soin jaloux de bien connecter avec son auditeur. Un très bel album, un peu complexe par moments, qui saura combler les attentes des fans d'Alpha Wave Movement et les amateurs d'une MÉ qui pénètre timidement les frontières du New Age ou de la musique d'ambiances pour un voyage méditatif.

Sylvain Lupari (15/05/2017)

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